Triskalia : les victimes des pesticides tentent de faire reconnaître leur maladie professionnelle.

dimanche 6 décembre 2015

Raymond Pouliquen, 68 ans était une nouvelle fois convoqué devant le tribunal à Rennes. Cet ancien salarié de Triskalia à Glomel (22) souffre d’une leucémie. Depuis, il tente de faire reconnaître son cancer, comme maladie professionnelle.

Sa lutte rejoint celle des ex-salariés de l’usine d’aliments Nutréa (groupe Triskalia Terrena) de Plouisy (22) intoxiqués par des céréales traitées aux pesticides.

 

Pendant plus de 20 ans, Raymond Pouliquen a manipulé des pesticides, quand il travaillait sur la plate-forme logistique de Coopagri (devenue aujourd’hui Triskalia) à Carhaix, puis Glomel (22) de 1979 à 1999. Atteint d’une leucémie myéloïde chronique (cancer du sang), il se bat depuis 1999 pour qu’elle soit reconnue comme maladie professionnelle. Son dossier est passé devant la cour d’appel de Rennes ce mardi 1er décembre.

Il avait été débouté en 2004 par le tribunal de Vannes, et suite à deux AVC, il n’avait pas pu faire appel de cette première décision. Mais depuis 2011, il tente de faire rouvrir son dossier. Pour l’instant, sans succès, car le tribunal des affaires de sécurité sociale de Vannes a estimé, l’an dernier, que le délai pour faire appel, était dépassé.

Cette fois, la cour d’appel de Rennes a mis sa décision en délibéré, au 27 janvier 2016.

Sa lutte rejoint celle des ex-salariés de l’usine d’aliments Nutréa (groupe Triskalia Terrena) de Plouisy (22) intoxiqués par des céréales traitées aux pesticides.

5 salariés de Triskalia avaient été intoxiqués par des céréales traitées aux pesticides interdits ou en surdose en 2009 et 2010 à Plouisy, puis licenciés par l’entreprise (l’un d’eux est décédé). Ils mènent depuis une bataille judiciaire pour faire reconnaître leur maladie professionnelle.

Deux des salariés intoxiqués, Laurent Guillou et Stéphane Rouxel, ont obtenu, le 11 septembre 2014, la reconnaissance de la faute inexcusable de l’employeur par le tribunal qui ne les a pas protégés d’une intoxication aux pesticides.

La veuve de Guénaël Le Goffic, qui s’est donné la mort sur son lieu de travail en 2014, a obtenu la reconnaissance de l’accident du travail de son mari. Aucun n’est encore indemnisé pour l’instant. La quarantaine passée, les ex-salariés vivent de l’allocation de solidarité de 400 €.



Par ailleurs, le dimanche 6 décembre à 18h aura lieu une soirée de soutien aux anciens salariés de Nutréa-Triskalia, victimes de graves intoxications aux produits phytosanitaires sur leur lieu de travail. La projection du film « La mort est dans le pré » sera suivie d’un débat avec les spectateurs.

dimanche 6 décembre à 18h

Au TNB, 1 rue St Hélier - Rennes

 

Organisé par le collectif de soutien aux salariés de Triskalia : http://local.attac.org/35/attac-35/agenda/article/...



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